"15 % des femmes environ souffrent de dyspareunie"
"Importance du diagnostic"
"Quand douleur physique et souffrance morale se télescopent"
Quelles qu'en soient les causes (physiologiques ou psychologiques), les douleurs vaginales ressenties lors du rapport sexuel - aussi appelées dyspareunie - sont l'une des causes les plus fréquentes de dysfonctionnements sexuels féminins. Les dyspareunies touchent environ 15% des femmes sexuellement actives [1]. Une dyspareunie récurrente peut entraîner des spasmes vaginaux qui empêchent toute pénétration. On parlera alors de vaginisme primaire.
La dyspareunie n'est pas une maladie en soi, ce n'est que le symptôme d'un dysfonctionnement. Ce dernier peut être d'ordre médical (physique), psycho-relationnel ou lié à l'histoire personnelle de la patiente.
Les causes liées au corps sont très variées : malformations, lésions suite à un accouchement difficile, radiothérapie et curiethérapie du col de l'utérus, infections diverses (mycoses, cystites, lichen, herpès...), prise de médicaments, maladies non gynécologiques, ménopause...
C'est pourquoi, il est important de consulter son médecin afin de poser le bon diagnostic.
La dyspareunie - et le vaginisme en particulier - peut aussi avoir des causes psychologiques. En effet, la non-acceptation du corps et le manque d'estime de soi peuvent être des facteurs déclenchants de dysfonctionnements.
De même, la qualité de la relation dans le couple est très importante: communication, confiance et respect sont des valeurs primordiales pour une sexualité épanouie à deux. Si cela n'est pas le cas, la thérapie de couple est à envisager.
Enfin, l'histoire personnelle de chaque femme - son vécu - joue un rôle important dans sa sexualité. Ainsi, une éducation particulièrement rigide, une forte pression sociale et/ou familiale mais aussi des traumatismes psychologiques graves (suite à viol par exemple) peuvent entraîner une dyspareunie sévère ou un vaginisme.
Il semble important de montrer comment la douleur alimente la dyspareunie qui devient un vrai cercle vicieux.
Sur le plan physique, la douleur vaginale provoque une contraction réflexe des muscles du vagin (des spasmes qui peuvent conduire au vaginisme qui se caractérise par l'impossibilité de toute pénétration), une baisse de l'excitation, une lubrification de la paroi vaginale insuffisante qui amplifiera l'inconfort et la douleur lors du rapport.
Sur le plan psychologique, l'angoisse de la douleur conduira à la mise en place de stratégies d'évitement ("non pas ce soir chéri j'ai mal à la tête") , à une diminution de l'estime de soi et - à terme - à une baisse de la libido pouvant conduire à la dépression. Le non-dit, plutôt que de protéger la patiente, amplifiera le mal-être.
Dans le cas d'un vaginisme, l'utilisation pas à pas de dilatateurs vaginaux Amielle Comfort (appelés parfois bougies) permettra à la patiente de s'approprier son corps et d'apprendre à détendre ses muscles. Après une éducation progressive du vagin, la patiente pourra envisager un rapport sexuel avec pénétration.
>> L'avis de Talli Rosenbaum, psycho-sexologue
Dans le cas du Syndrome de Rokitansky (MRKH)Malformation congénitale du vagin (aplasie vaginale) qui empêche toute pénétration du fait d'un vagin trop petit voire inexistant. On estime que 1/4000 à 1/8000 nouveaux nés de sexe féminin sont touchés par an. L'absence de règles à l'adolescence peut faire penser à un Rokitansky. Etant méconnu des gynécologues, le diagnostic du syndrome de Rokitansky reste problématique., Amielle Comfort est généralement préconisé soit pour la méthode non opératoire de Frank Si la cupule vaginale est présente et élastique, le chirurgien gynécologue préconisera en première intention cette méthode non opératoire qui consiste à dilater régulièrement le vagin en auto-traitement [2]. ou suite à une vaginoplastie (néovagin)Il s'agit de créer un vagin chirurgicalement. Nous citerons deux méthodes ayant fait la preuve de leur efficacité: La première consiste au dédoublement des petites lèvres. La deuxième permet de créer un vagin en prélevant une petite partie du côlon (coloplastie).
>> Mode d'emploi Amielle Comfort
Dans le cas d'une dyspareunieDouleurs vaginales récurrentes lors de la pénétration. profonde (du haut du vagin), il sera souvent nécessaire de rééduquer en douceur la paroi vaginale afin qu'elle retrouve son élasticité grâce à l'utilisation des dilatateurs vaginaux Amielle Care.
Ainsi, la sténoseatrophie du vagin. ou les adhérencesLes parois du haut du vagin restent collées du fait de la cicatrisation. Cela arrive fréquemment après traitement par radiothérapie ou curiethérapie. faisant suite à un traitement local par radiothérapie ou curiethérapie (ex: cancer de col de l'utérus ou cancer du rectum) pourront
se résorber grâce à cette rééducation vaginale.
"Une prévention de la sténose vaginale peut être réalisée par la prescription d’un
dilatateur vaginal adapté à l’anatomie de la patiente et utilisé pendant un an [DECRUZE1999, NDLR : cf. biblio (3)].
La reprise des rapports sexuels est également conseillée mais l’efficacité est inférieure à celle
du dilatateur correctement utilisé qui évite dans 90 % des cas les adhérences responsables
d’une sténose voire une symphyse du 1/3 supérieur du vagin."
>> Voir le mode d'emploi Amielle Care
>> Recommandations aux médecins, FNLCC
Dans le cas d'une réassignation sexuellechez une personne intersexuée (hermaphrodisme) ou chez une femme transsexuelle (MTF) qui a subi une vaginoplastie., l'utilisation des dilatateurs vaginaux Amielle Comfort après opération est fortement recommandée pour éviter la sténose du vagin. L'absence de dilatation régulière peut entraîner une sténose sévère qui peut nécessité une réopération.
>> Mode d'emploi Amielle Comfort
Dans tous les domaines thérapeutiques cités plus haut, les dilatateurs vaginaux Amielle Comfort ou Amielle Care s'utilisent à la maison par les patientes elles-mêmes en auto-traitement.
Références bibliographiques
[1] LAUMAN EO, GAGNON JH, MICHACI RT, MICHAELS S: Sexual dysfunction in the United States: prevalence and predictors. JAMA 1999, 10; 281 (6): 537-42
[2] C. Touboul, B. Haddad, M.T. Martin-Garnier, B.J. Paniel, Création d’un néo-vagin par la méthode non opératoire de Frank, Gynécologie, 1998, 3, 8, 396-401.
[3] S. B. Decruze and coll., Prevention of vaginal stenosis in patients following Vaginal brachytherapy, Clinical Oncology (1999) 11: 46-48.